Violences et Cultures avec Boris Cyrulnik

CONFERENCE-DEBAT AVEC BORIS CYRULNIK

PRESENTEE ET ANIMEE PAR JALIL BENNANI

 

Quand une société est archaïque ou en cours de construction, la violence a une fonction adaptative. Les non-violents se soumettent pour ne pas mourir. Quand nous fabriquons de la culture avec des projets et des interdits, nous organisons des projets, des solidarités et nous développons notre empathie. Dans ce contexte, la violence n’est que destruction. C’est ce qui explique que, lorsqu’une culture s’affaiblit, la loi du plus fort et les suicides réapparaissent aussitôt.

Notre culture ne supporte plus les violences physiques ou émotionnelles, et pourtant elle développe maintenant une nouvelle forme de violence : la violence froide de l’administration.

Boris Cyrulnik entreprend, dans les années soixante, des études de médecine. Neurologue, éthologue, psychiatre et psychanalyste, il est désireux de décoder la machine humaine. En France, il médiatise et développe le concept de résilience en psychologie (renaître de sa souffrance). à partir des années 1980, il entreprend de diffuser et de vulgariser son savoir grâce à ses livres : Mémoire de singe et paroles d’homme (1983), Les nourritures affectives (1993), Les vilains petits canards (2001), Le murmure des fantômes (2003), école et résilience (2007), Mourir de dire : la honte (2010), école et résilience (2012), Résilience – De la recherche à la pratique (2014), etc.

Homme engagé, il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence, membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. Il a aussi participé en 2007 à la commission Attali sur les freins à la croissance.

Institut Culturel Francais Casablanca