Les Précédentes Rencontres

Les rencontres du Jeudi

Il s'agit d'une série d’échanges mensuels qui ont lieu tous les 3èmes jeudis du mois. Nous avons choisi pour cette année des thèmes autour de questions transversales liées à la pratique du psychologue au Maroc :

  1. Le psychologue a-t-il vraiment sa place à l'école ?
  2. Psychologue en libéral, psychologue seul au monde ?
  3. Où est le psychologue à l'hôpital ?
  4. Mais que fait le psychologue en association ?
  5. Thérapies du bien être et pratique du psychologue aujourd’hui
  6. La place du religieux dans la pratique du psychologue au Maroc

Il ne s’agit pas de présentations cliniques ou théoriques ou encore de conférences.

Le format de ces rencontres est celui de groupes d’échanges entre pairs autour de notre pratique. Nous souhaitons surtout proposer une plateforme de discussion et de réflexion.  Elles sont animées par un psychologue s'intéressant à la question ou travaillant dans ce champ d’exercice.

Nous vous invitons donc à venir partager quelques aspects de votre pratique et à échanger autour des questionnements rencontrés.

Le statut du psychologue clinicien.

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 Animée par Oumaya Belakbil. Psychologue Clinicienne 19 mars 2015

La création du statut du psychologue clinicien devient une urgence et le Collectif Psy doit participer à la réflexion. Pour se faire, il serait nécessaire de nous mettre d’accord sur un texte de base afin de pouvoir échanger avec les différents intervenants sur cette questions ?

 Il s’agit tout d’abord de préciser certains points :

 La spécificité du métier de psychologue clinicien, son champ d’exercice, la formation universitaire et expériences professionnelles nécessaires à l’obtention de ce titre, ainsi le contenu de cette formation.

 Ainsi nous avons décidé de nous partager cette tâche en réunissant trois commissions, chacune sera chargée de préciser les modalités globales et spécifiques de chacun de ces points et d’établir un canon commun qui servira de socle juridique à la création du statut du psychologue. Les résultats du travail de ces trois groupes seront discutés durant le prochain atelier.

 Les trois commissions étant :

 -          Définition du métier de psychologue ainsi que du champ d’exercice

-          La formation théorique

-          La formation clinique et pratique

Le prochain atelier sera l’occasion pour nous de réunir nos réflexions au sein d’un texte commun qui sera bien entendu discuté avec d’autres associations de psychologues afin de proposer d’une seule voix un texte qui servira de socle juridique à la création au statut.  

Statuts du Psychologue. 2

CR Atelier 16 avril

 

-      Mise en commun des travaux de groupe :

1. Groupe « Formation (Mélanie Besnard, Selma Idrissi, Kenza Mekouar, Selma Belghiti) :

             Etat des lieux des formations universitaires pour comparer les enseignements et tenter de dégager un tronc commun (Canada-USA, France, Maghreb...). Constat : Accès difficile aux programmes et contenus réels des formations de psychologie au Maroc (ESP, Mohammedia, Rabat...).

            Finalement, le problème n'est pas les enseignements dispensés, qui peuvent être équivalents à ce qui se fait ailleurs, mais qui les dispense et que contiennent-ils vraiment ? Ce qui nous préoccupe est en fait plutôt la « qualité » de la formation.

Que pourrait-on apporter en tant que Collectif? Il faudrait  pourvoir proposer des alternatives concrètes pour l'enseignement au Maroc Notre but est de promouvoir une certaine qualité de la pratique au Maroc. Ca ne passera pas seulement par les statuts du psychologue, la réglementation de la profession mais par l'offre de formation. Il nous faut donc dissocier le combat pour les statuts, pour légiférer sur la profession de psychologue, obtenir un texte, une reconnaissance juridique ET le combat pour la qualité de la pratique.

 En ce qui concerne la question des statuts, il serait donc plus opportun de se joindre la masse pour avoir du poids. Le collectif va donc rencontrer la SMP (Saad Belgnaoui et Assia Akesbi) et la SPMC (Mme Boutbib) qui travaillent sur l'écriture de statuts. Idée d'une fédération d'associations pour déposer le texte aux autorités compétentes. Nous souhaitons apporter notre contribution à la réflexion, notre aide/soutien. Ratifier leur proposition de statuts pour assurer un grand nombre.

  •  Contacter les universités.
  •  Réfléchir à ce que nous souhaitons défendre comme points fondamentaux devant apparaître dans les statuts (condition d'accès, droits et limites à la fonction de psychologue, champ d'exercice, stage...).
  •  Contacter l'association des orthophonistes pour voir comment est construit le texte de loi régissant la profession des paramédicaux.

 

2. Groupe « Stage » (Karim Benkirane, Ali Seghrouchni, Souad Bensouda)

 

3. Groupe « Définition du métier de psychologue et du champ d'exercice » (Kenza Kadiri, Jaafar Maaouni) 

 

Les documents ont été transmis par courriel et sont à étudier par tous pour la prochaine rencontre jeudi 21 Mai 2015.

La place du religieux dans la pratique du psychologue au Maroc

 Animée par Oumaya Belakbil. Psychologue Clinicienne

Discuter de la place du religieux en psychothérapie est un sujet vif et d’actualité. Nous avons vu durant cette rencontre comment il pouvait prendre place au sein de nos pratiques.

 

Ce débat a été abordé au regard de deux courants qui sont l’approche psychanalytique ou psycho dynamique et l’approche systémique.

 Le premier courant prend la religion par le biais du fantasme. Les interprétations cliniques sont fortement imprégnées de l’inconscient. D’aucuns diraient que la religion ne nous soustrait pas de nos croyance / résistances / préjugés. Nous étions par contre tout à fait d’accord que, partant de ce biais, il ne faut pas que les croyances du thérapeute soient figées et cristallisées. Ceci permettrait un travail clinique plus harmonieux.

 Le second courant quant à lui comprend la religion comme partie du mythe familial. Celui-ci englobant autant les croyances que les modèles familiaux. Sur le travail thérapeutique il s’agira alors de se servir du mythe comme puits thérapeutique afin de construire un mythe commun. Les croyances, si elles se trouvaient rigides et figées, empêcheraient le changement.

 Nous avons questionné aussi la rigidité de la croyance, tant celle du patient que celle du thérapeute. En tant que praticiens nous sommes amenés à nous interroger sur nos propres croyances dès qu’il y a une rigidité. Du point de vue des patients, c’est aussi, quelques fois, admettre notre impuissance à leur proposer quelque chose.

 En somme il s’agit pour nous de se servir de la religion comme levier thérapeutique car elle est riche en signifiants. La croyance et la spiritualité vient aussi donner du sens. La foi vient freiner certains passages à l’acte. Il est donc nécessaire de ne pas ignorer le religieux, qu’il soit sur le plan du discours ou sur le plan symbolique, dans nos pratiques.

Ali Seghrouchni

Thérapies du bien être et pratique du psychologue aujourd’hui

Animé par Lisa Bleynie. Psyhothérapeute.le 22 janvier 2015

Il me faut d’abord souligner que la communauté des psychologues n’est pas homogène, chacun s’inscrivant dans une approche théorique et une pratique particulières, et je pressens qu’un sujet comme celui de ce soir serait à même d’engendrer un débat houleux… En effet, certains psychologues ne se reconnaissent pas dans les pratiques de développement personnel et de coaching, alors que d’autres s’inscrivent davantage dans ce mouvement… Les champs se superposent partiellement, des psychologues ont une pratique de coach ou une approche psychothérapeutique proche de la tendance du développement personnel. J’ai fait quelques recherches, il y a même des psychanalystes coachs.

Il n’y a donc pas d’un côté des psychologues et de l’autre des coachs et des thérapeutes spécialistes du développement personnel. L’écueil d’une discussion comme celle-ci, serait de tomber dans le pour ou contre…

Pourquoi s’interroger sur l’impact de ces pratiques de développement personnel et de coaching très en vogue en ce moment au Maroc, impact sur nos pratiques de psychologues ?

1er axe de réflexion : Y verrait-on un problème pour les sujets qui demandent de l’aide, pour nos potentiels patients ? Approche potentiellement dangereuse pour nos patients ? Pourquoi, de quel point de vue ?

2ème axe de réflexion : les psychologues se sentent-ils menacés dans leurs pratiques, se sentent-ils concurrencés

3ème axe de réflexion et sans doute le plus intéressant : Les psychologues se posent-ils la question devant le succès commercial évident de ces pratiques, d’un décalage possible entre ce qu’ils proposent et ce que les patients attendent ?

Donc quelles sont les demandes des sujets contemporains ? Sont-elles différentes de celles de la génération précédentes ? Si oui,  Sur le fond ou juste dans la forme ? Doit-on nous y adapter ? Si oui, à quoi ? A une clinique nouvelle, de nouveaux sujets ? Ou simplement à une demande qui prend la forme du discours actuel, cad qui réduit le processus thérapeutique à un objet de consommation, à un service, duquel est attendu : résultats rapides et performance ?

Pour conclure, il me parait donc essentiel d’opérer des distinctions, de ne pas faire d’amalgames, en premier lieu entre les différentes pratiques et ceux qui les pratiques

Ce qui nous unis ici ce soir, ce ne sont pas nos pratiques, mais notre formation, et là encore ce n’est pas homogène. Une certaine éthique, elle est également variable. Une base de connaissance en psychopathologie. Ce n’est pas un détail. Une certaine responsabilité professionnelle : nous devrions être capable de prendre la mesure des difficultés rencontrées par nos patients, capables de reconnaitre nos limites si besoin d’adresser ailleurs.

Eau

Mais que fait le psychologue en association?

animée par Salma CHERQAOUI. Psychologue Clinicienne. 18 Décembre 2014

 

Dans un contexte où le milieu associatif au Maroc émane la plupart du temps de la société civile, à partir d'initiatives privées, avec des financements alliant bailleurs de fonds privés et parfois quelques subventions de l'état, le champ associatif est quasiment devenu aujourd'hui le champ de prédilection de l'exercice du psychologue au Maroc.

-        Cette soudaine place donnée au psychologue vient-elle répondre à une demande pensée en amont ou  est-il associé dans l'après-coup, comme pour venir éponger une souffrance qui dérange, en ultime recours?

-        Le psychologue est associé à quoi? Et comment? Qui aujourd'hui fait appel à lui et pourquoi? Comment le psy peut-il s'y faire une place?

-        qu'en est-il de la neutralité du psychologue quand la création de ces associations est bien souvent sous-tendue par une démarche tantôt militante voire politisée tantôt comme œuvre de bienfaisance ?

-        quelle pérennité pour le psy dans un contexte ou les associations démarrent le plus souvent à partir d'initiatives bénévoles plus ou moins professionnelles et qu'elles ont progressivement évolué vers un salariat bien souvent insuffisant eu égard à l'ampleur des tâches et des services qu'elles proposent, mais avec des attentes de professionnalisation des services en échange ?

Où est le psychologue à l'Hopital?

Animé par Kenza MEKOUAR. Psychologue Clinicienne. 20 Novembre 2014

Notre  3ème rencontre, qui je dois le dire portait très bien son nom, puisqu'on s'est évertué tout au long de nos échanges a témoigner de l'effort auquel doit consentir le psychologue en milieu hospitalier marocain, pour trouver creuser protéger sa place et surtout l'asseoir dans le temps...

Car si Kenza Mekouar, dans ses mots introduisant le sujet, a évoqué sa propension à faire soupirer le psy, ce dernier étant confronté à des obstacles de toute part ; force aura été de constater que l'échange aura été un concerto de témoignages chargés en émotions, tous mettant l'accent sur la difficulté extrême à trouver, situer et localiser la place du psy à l'hôpital.. .

 Des rires, traduisant le caractère parfois tragi-comique du combat de titans auquel le psychologue doit se soumettre, notamment en milieu psychiatrique puisqu'à l'unanimité marqué par le monopole du dogme medico-chimique et dans le rejet absolu du cheval de Troie psychanalytique ; aux larmes qui par moment pouvaient poindre à l'évocation de tout ce qui tend à empêcher la préservation et le combat pour la dignité du sujet et sa liberté de pouvoir dire qq chose de ce qu'il vit... Belle affaire de résistance, avec le joli mot de la fin de Kenza, culture de la  résistance et résistance de la culture...

Pour tenter de situer les enjeux et les limites de ces échanges…

-          dans un contexte politico-économique avec des soignantes souvent mal payées où on est condamné à ne pouvoir être que dans le cadre du bénévolat,

-          la plupart du temps s'invitant comme pionnier de la parole en hôpital face à une demande qui bien souvent n'en est pas une,

-          Pris dans le filet des résistances du corps médical à une parole qui soutient mais dérange,

Comment dans et face à tout cela absorber des besoins qui vont du travail avec les équipes soignantes au suivi des patients au sens premier de la clinique en passant par l'accompagnement des familles... Comment contenir les contenants?

Vaste et douloureuse entreprise…

Hopital

Psychologue en libéral, psychologue seul au monde?

16/10/14. Animée par Marya JAIDI. Psychologue clinicienne. Psychothérapeute systémique.

Loin de rendre compte de l'intégralité des échanges ni même de ce qui m'est apparu comme étant la richesse d'un partage de l'intime, elles en indiquent les contours.

Question qui traverse et travaille la pratique singulière de tout un chacun dans un contexte marqué par l'absence d'un cadre législatif et corporatif;

Singularité et diversité des formations qui nous a amené à nous demander si la formation à elle seule était suffisante et à être d'accord sur son caractère nécessaire mais non suffisant;

En particulier lorsque nous nous penchons sur le métier de psychothérapeute que l'on ne peut confondre avec celui de psychologue ouvrant également à la pratique des bilans à des prises en charge de type soutien thérapeutique; question des choix à la disposition du praticien, de son accès ou pas à un ou des lieux de supervision, intervision avec leurs limites internes (le monde psy marocain étant encore embryonnaire comment veiller à préserver la confidentialité et l'intimité des données de nos patients)

On a beaucoup parlé de ce qui de l'expérience intime du psy était partageable avec d'autres, confrères ou collaborateurs sans que cela ne compromette notre devoir de respect de la confidentialité et de la dignité de nos patients

 

Occasion de rediscuter des enjeux de la relation du psychologue avec l'extérieur et en particulier avec les écoles notamment en cas de bilans et lorsque le suivi psy d'un enfant requiert de tels échanges. De ce qu'on peut restituer ou pas aux parents, à l'école, aux autres collaborateurs et que là encore le praticien doit se déterminer en fonction d'une combinaison de critères au cas par cas en fonction de là où il en est de sa formation de sa pratique de son corpus théorique, etc...

Mais également des cas dans lesquels on peut être amené à rompre le secret professionnel..

 

Si je devais résumer cette rencontre je dirai qu'elle aura permis d'échanger autour de questions, questionnements manifestement partagés et par la même inhérents à notre pratique mais indiscutablement traités et vécus de manière très personnelle.

Comme si le travailler seul au monde était  au cœur même de la pratique du psy nécessairement en lien mais pas dedans ni dehors... Et donc indépendamment aussi du lieu et du cadre de sa pratique... Qu'il soit en privé ou en institution,,en individuel ou au sein d'un groupe..

 Échange qui de plus à été très agréable aéré et contenant... A refaire

Psy

Le psychologue a-t-il vraiment sa place à l'école ?

Le 18/9/14. Animée par Géraldine Manneval. Psychologue dans les établissements AEFE

Cette première rencontre a permis d'echanger autour de la palce du psychologue face à l'ecole, qu'il agisse en tant que psychologue au sein de l'institution ou en tant que psychothérapeute de l'enfant en difficulté scolaire.

Lors de cet atelier, nous avons évoqué, dans un premier temps, la place et la fonction du psychologue intervenant au sein de l’établissement scolaire (vacataire ou salarié de l’institution) en traitant les questions suivantes

              -la question de l’indépendance relative du psychologue face à la direction et aux attentes de celle-ci , attentes qui peuvent être parfois inappropriées et sortant du champ d’action du psychologue ou encore limitées par le désir de contrôle de la direction sur un mode hiérarchique.

              -la liberté d’action relative du psychologue en fonction du degré de maturité de l’institution, a-t-elle une conception adaptée du rôle  et de la place du psychologue ou pas ?

Nous avons passé en revue les différentes fonctions que pouvait avoir le psychologue au sein de l’école, à travers les témoignages  des psychologues présents et de leurs expériences respectives :

Il peut s’agir

-d’observations spontanée dans les classes  ou suite au  signalement d’un enseignant

-entretiens avec les parents

-travail  avec les enseignants autour de  cas   particuliers

-évaluation (bilans psychologiques)

-ou encore point écoute pour le collège lycée

-soutien des équipes (formations, groupes d’analyses de la pratique…)

-participation à la réflexion autour du projet global de l’école ou d’un projet en particulier

-participation aux aménagements pédagogiques

-Et enfin un travail de prévention.

Nous avons conclu pour cette première partie, que le psychologue doit construire sa place et sa fonction à l’école progressivement,  en tenant compte des attentes de l’établissement mais aussi et surtout en tenant compte de ses domaines de compétences et de ses limites. Il ne s’agit pas de se positionner dans un rapport hiérarchique à la direction et de répondre à toutes les attentes mais de concevoir petit à petit son cadre de travail en définissant et en limitant ses champs d’action tout en gardant une autonomie dans l’exercice de ses fonctions.

La deuxième partie de l’atelier a porté sur la relation qu’il peut y avoir entre la psychologue exerçant en libéral et les établissements scolaires. Ont  été évoquées les questions suivantes :

-          La question des déplacements du psychologue aux réunions pédagogiques, doivent-ils se faire dès que l’école nous sollicite ou peut-on choisir de ne pas y participer

-            Dans quel mesure ces interventions dans la réalité objective de l’enfant ne viennent-elles pas perturber le travail de psychothérapie engagé avec l’enfant.

-          Comment gère-t-on la question de la transmission et de la confidentialité, que ce soit lors des réunions ou à travers les écrits transmis à l’école.

-          La question de la demande, notamment dans le cas d’une injonction de suivi par l’école ou encore dans le cas d’une pression mise par l’école face au déni des difficultés de l’enfant par ses parents…

-          La question de la rémunération des déplacements.

Ce premier atelier a permis des échanges riches et authentiques autour de questions liées à nos différentes pratiques. Il pose le premier jalon d'une série d'echanges et d'une dynamique professionnelle à Casa.

Cour ecole

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