Conférences Passées (Comptes-Rendus)

Les comptes rendus des conférences suivantes ont été réalisés par les étudiants de l'UIC

Conférence : La prévention du suicide.

Intervenant :

  • Pr Brian MISHARA, professeur de psychologie à l’université de Montréal ; directeur du centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE).
  • Dr Imane KENDILI, psychiatre responsable de l’Unité psychiatrie-psychothérapie de l’hôpital Cheikh Khalifa
  • Mme Meryem LARAKI, Présidente de « Sourie de Reda » ;

La date : Le 11 Novembre 2016 de 18H à 20H.

Prise de notes : DAHMANI Khalid (Etudiant 2ème année UIC)

Intervenant 1 : Pr Brian MISHARA

  • Le suicide existe depuis toujours, on a trouvé des traces d’écriture hiéroglyphique où un homme décrivait sa souffrance, ainsi on parlera de l’homme fatigué ;
  • Quelques chiffres :
  • Plus de 800,000 morts par suicide chaque année ;
  • Deux fois plus de suicides que de décès dans les guerres et par des actes terroristes chaque année ;
  • 3 à 4 millions de personnes endeuillées par suicide ;
  • Plus de 40 millions de tentatives de suicide par an ;
  • Seulement 1 personne sur 300 pense sérieusement au suicide passera à l’acte ;
  • Pourquoi les personnes se suicident :
  • Je ne peux pas vivre avec autant de douleur, (je souffre tellement), si je me suicide, je peux arrêter de souffrir ;
  • La maladie mentale est un facteur de risque important, mais n’est pas suffisante pour causer un suicide, la majorité des personnes avec un trouble mental ne se suicideront pas ;
  • Schéma explicatif du suicide : problème « insupportable », il ne faut pas oublier la perception de l’individu à options suicide à intention suicidaire, (il faut avoir l’intention  pour le faire) + motivation suicidaire (c’est l’évènement déclencheur qui motive , ce n’est pas la cause, quelque chose qui se passe dans la journée même) + accès à un moyen acceptable (la manière) , se pendre, prendre des médocs, etc. à tentatives de suicide (ce n’est pas on ne réussit pas notre suicide , mais on change d’avis, (espoir)) à suicide complété.
  • Rendre la maison aussi sécurisante que possible, (cacher les médocs) ;
  • La maladie mentale n’est pas la cause, mais elle peut être un facteur de risque ;
  • Par exemple, un psychotique ne prend pas ses médocs, des voix qui lui disent de se suicider ;
  • Facteur de risqueàAbus de l’alcool, drogues, troubles mentaux , vivre seul, ne pas être marié, chômage, etc. ;
  • Un évènement déclencheurà les évènements humiliants, etc. ;
  • 61% des suicides aux USA sont par arme à feu ;
  • Facteur de protectionàsoutien social, un confident, relation familiale stable, implication dans les activités motivantes, bonne stratégies d’adaptation ;
  • Le suicide impact plus les hommes que les femmes, certains hommes ne parle pas, ne consulte pas les psys ;
  • Le plus important dans l’intervention du suicide c’est le suivi ;
  • Les personnels d’un hôpital, envoyer des cartes postales presque chaque année, pour les patients qui ont fait une tentative de suicide, (des messages personnalisés) ainsi ils ont remarqué une diminution de tentatives de suicide pour ces patients ;
  • Livre à « comprendre le suicide » de Brian MISHARA ;
  • Le coping : stratégie d’adaptation, est très importante, une recherche qui a démontré cela, 2 groupes d’étude, le premier groupe constitue les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide, et le deuxième groupe constitue les personnes qui n’ont jamais fait une tentative de suicide, on leur pose la question : si vous souffrez d’une manière insupportable qu'est-ce que vous allez faire ?
  • Pour le premier groupe à ils ont un répertoire restreint ;
  • Pour le deuxième groupeà ils adoptent des stratégies, (parler avec un ami, etc.) ;
  • Le fait de prendre seulement des médocs, ce n’est pas efficace, parce qu’il arrête de les prendre ;
  • La thérapie familiale est plus efficace que la thérapie individuelle, parce que quand il rentre chez lui la famille intervient, donc c’est préférable d’impliquer la famille ;
  • Écouter, pas de questions brusques au lieu de parler sur les problèmes, on travaille sur l’espoir, qu’est qu’il le maintien en vie.;
  • Poser des questions comme qu'est-ce que vous avez fait cette semaine pour aller mieux ? c’est très encourageant de me parler de cela ;
  • Rappelez-vous bien, le suivi est plus important que l’intervention, ce n’est pas le traitement qui peut éliminer le risque récidive mais le suivi (appel téléphonique, etc.) ;
  • Ils ont démontré que la TCC (thérapie cognitivo-comportementale) est efficace sur les tentatives de suicides ;
  • Les jeunes et de plus en plus les adultes à risque de suicide vont chercher de l’aide en premier sur internet ;
  • L’internet peut encourager le suicide et augmenter le risque, mais il peut aussi prévenir le suicide, (exemple le ch@t en ligne de sourire de Reda) ;
  • Croire à les forces et les habiletés de la personne ;
  • Pour conclure le suicide c’est un problème multi-déterminé requiert de multiples solutions, dans une approche collaborative et globale ;
  • Il faut impliquer la famille et l’entourage pour réussir à prévenir le suicide ;

 

 

Intervenant 2 : Dr Imane KENDILI

  • Beaucoup de suicide réussi chez les hommes que les femmes ;
  • D’après l’OMS 2/3 H ; 1/3 F ;
  • Le terme de suicide est très récent avant on parler de l’homicide de soi,
  • Au 19e siècle, on disait que le suicide ne relevé que de la sociologie, mais pas de la psychiatrie, parce qu’ils penser que seuls les facteurs sociaux interviennent ;
  • C’est toujours un débat le suicide à psychiatre vs psychologue vs sociologue ;
  • Recherche neurologique : le système sérotoninergique ;
  • Les « attentats-suicides », où l'on a vu l’impact sur les jeunes, plusieurs causes jeunes parents voulaient garder ce système arabo-musulman en Europe. ;
  • Tabou traditionnel, où le suicide est considéré comme un péché à beaucoup d’oppression  ;
  • Plus d’hommes se suicident au Maroc que les femmes, rapport éducationnel à on pleure dans la naissance, alors pourquoi on dit aux garçons de ne pas pleurer (cette masculinité) ;
  • Capacité coping, insight, ça se travaille en thérapie ;
  • Parmi les causes à cout de transition vers la post modernité (la culture médiatique se substitue à la culture classique)àle retrait social, maintenant chacun vit seul ;
  • On parle du droit à la vie mais pas à la mort ;
  • Suicide assisté ou « aide au suicide » désigne l'acte de fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu'elle se suicide, Un petit nombre de pays ont légalisé certaines formes d'aide au suicide, dans un cadre médicalisé et réglementé. Exemple (la Suisse, Pays-Bas) ;
  • « Ce n’est pas la société qui éclaire le suicide mais le suicide qui éclaire la société » ;

 

Intervenant 3 : Mme Meryem LARAKI

  • Qui dit prévention de suicide dit prévention d’isolement ;
  • Il y a toujours une force de vie dans chaque personne, il faut l’activer ;
  • Un ch@t anonyme à « Stop silence » , par le biais de messagerie ;
  • La souffrance silencieuse, peut conduire à un passage à l’acte :
  • Violence envers l’autre : Vandalisme/Délinquance, violence physique, etc.
  • Violence envers soi : Trouble alimentaires, autodestruction, addictions, suicide, etc.
  • On travaille dans l’ici et maintenant ;
  • Dans le ch@t, le jeune vient seul (possibilité d’être responsable de sa vie chose que l’on n’a pas dans le suicide) ;
  • Pour l’association de sourire de Reda à on cherche pas à réduire le suicide, mais a gérer les crises ;
  • Vous connaissez quelqu’un en souffrance : comment agir ?
  • Il vient vous parler : écoutez-le avec respect et bienveillance ;
  • S’il ne parle pas : allez vers lui et avec bienveillance dites-lui à « je sens que tu souffres et je m’inquiète pour toi, qu’est-ce qui ne va pas, tu veux en parler ? »
  • Faites confiance à votre intuition ;
  • Poser la question sur le suicide n’a jamais contribué à un acte suicidaire ;
  • Partager cette pensée va libérer la personne de l’enfermement dans lequel elle se trouve ;
  • Sondage en ligne Sourire de Reda effectué entre 2013 et 2015 auprès de 714 jeunes de 10 à 25 ans ;
  • « As-tu déjà vécu un problème qui t’a fait beaucoup souffrir ? », OUI, 85,8% ;
  • « Quand tu rencontres un problème, a qui en parles-tu ? », 52% répondent : « A personne » ;
  • Pourquoi l’association Sourire de Reda cible les jeunes ?
  • Population vulnérable ;
  • Confusion des émotions capacités à cacher souffrances ;
  • N’ose pas demander de l’aide dans son entourage (par peur, honte, culpabilité, pudeur) ;
  • Ses messages d’appel à l’aide ne sont pas toujours décodés ;
  • Période propice aux premiers passages à l’acte ;
  • Pourquoi un ch@t ?
  • Environnement familier (ch@t) pour les ados ;
  • Espace sécurisant ;
  • Le jeune vient de sa propre initiative ;
  • Mise à distance grâce à l’expression écrite de sa souffrance ;
  • Service gratuit, en français et en darija, accessible de partout au Maroc ;
  • Pourquoi un ch@t anonyme ?
  • Facilite la confidence et l’expression des émotions ;
  • Rassure le jeune qui se sent protégé derrière son ordinateur d’un regard qu’il pourrait considérer comme gênant ;
  • Donne la possibilité d’interrompre la communication à tout moment ;
  • N’implique pas le jeune dans sa vie sociale ;
  • L’écoutant n’a pas pour mission à d’établir un diagnostic médical, ou de faire un accompagnement dans la durée ;
  • Les écoutants ne sont pas des thérapeutes ;
  • L’écoute est un soutien ponctuel qui ne substitue pas à un accompagnement thérapeutique mais qui permet de l’encourager ;
  • Apporter son aide demande de la disponibilité physique et psychologique à accusé réception de la souffrance ;
  • Écouter une personne ce n’est pas résoudre leur problème ;
  • Écouter sans se comparer ;
  • Bienveillantà disponible, tolérant, rassurant (tu n’es pas seule je suis la) ;
  • Votre histoire n’est pas la sienneà pas de conseil ;
  • Il n’y a pas 2 histoires qui se ressemblent ;

 

Conference suicide

Conférence Suzanne Robert- Ouvray. Télévision, jeux vidéo, écrans virtuels et Violence Scolaire. 29 sept 2016

Télévision, jeux vidéo, écrans virtuels et violence scolaire

 

 

Conférencière: Dr. Suzanne Robert Ouvray (Docteure en psychologie, psychomotricienne, kinésithérapeute)

Modérateur: Dr. BadieMehadji, Pr. Drissi, Mme Catherine Guyot (Psychomotricienne)

Date: Jeudi 29 septembre 2016

Lieu: Salle de conférence de la fondation Al Saoud

Prise de note:Majda Lahrichi ((Etudiante 2ème année UIC))

 

Le cerveau humain aime la cohérence et la globalité. Les troubles psychomoteurs montrent une dissociation psychique/motrice, comme nous pouvons le voir chez l’enfant hyperactif, qui est un enfant en errance (le mouvement n'accompagne pas l’activité mentale et en est dissocié) ou encore chez l’enfant autiste, centré sur son monde sensoriel idiosyncrasique et incapable de le penser. La prise en charge psychomotrice tend donc à faire retrouver une cohérence entre motricité/tonicité/ Psyché.

 

L’impact de la télévision, jeux vidéo, écrans virtuels sera donc abordé selon 4 points:

1. Défaut de cohérence sensorielle

2. Auto centrage: isolement affectif

3. Fantasmes: violence, sexualisation

4. Impact positif de l’exposition aux écrans:

 

 

 

  1. Défaut de cohérence sensorielle: 
    • Devant la télévision, l’enfant est en état d’hypotonie et se met en onde alpha (état provoqué par l’EMDR), c’est à dire qu’il y a un abaissement du niveau de vigilance et une hyperstimulation visuelle et auditive alors que le corps est au repos. Cela crée un malaise neurovégétatif (mal des transports: la voiture bouge, le corps subit des vibrations mais la stimulation scopique ne correspond pas; phénomène de vexion. Dissociation scopique, auditive et corporelle. Lorsque l’enfant regarde la télévision, il a l’impression que c’est lui qui fait l’action.
    • Théories de l’esprit: enfant centré sur lui-même (expérience de la boîte de Smarties emplie de crayons). Un jeune enfant gobe tout ce qu’il voit.
    • Problèmes à l’école en raison de l’attaque du système attentionnel. L’attention est liée à la présence humaine (ex: enfant de 9 mois qui pointe du doigt et l’adulte nomme et commente l’objet). Problématique de la famille anomique: famille qui n’explique pas la vie, parle peu et surtout à travers des injonctions.
    • Pr Winterstein: Etudes sur le temps de visionnage: Au delà de 70 min: déstructuration de la projection de soi au niveau des dessins produits par les enfants[1]. (Schéma corporel s’établit et est complètement intégré à 10 ans.)
    • Enfant devant la télé= enfant stressé.

 

 

  1. Autocentration:
    • L’enfant devant la télévision s’autogénère des pensées et s’identifie aux personnages. Une grande partie des  jeux présentent un système binaire (un bon versus un méchant), ce qui cultive l’exclusion. Au début de la vie, l’enfant s’organise autour d’une bipolarité. Cette polarité évolue avec le temps vers une complexité.
    • Serge Tisseron (Psychanalyste, ayant fait des études sur les jeux vidéo): Dans les jeux vidéo où il y a un méchantèimpact négatif sur la construction de la personnalité. Si dans le jeu plusieurs personnages sont présents avec une gradation (un policier, un citoyen, un voleur, un truand…)èl’impact est moins négatif.
    • Si la famille est empathique, l’enfant est moins impacté par les jeux vidéo.
    • De plus, dans les jeux vidéo, il y a des transgressions constantes d’ordre physique (un personnage passe à travers un mur en le détruisant), d’ordre moral alors que les parents prêchent le respect des règles. L’enfant transgresse dans l’imaginaire et le virtuel.
    • L’enfant est adhésif, il croit ce qu’il voit et peut être insécurisé. Plus l’enfant joue aux jeux vidéo, plus il peut s’éloigner de la famille. Dans certains cas, il n’y a pas de symptôme de violence mais isolement et retrait.
    • Expérience: un groupe d’enfants de 2 à 3 ans est dans une salle où se trouve une table jonchée de jouetsèpas d’interaction. Les enfants en retournant la table, un enfant prend les 2 pieds de la table, l’autre prend les 2 autres pieds simulant de conduire une voitureèle premier échange est établi. Hypothèse: Les enfants de cette tranche d’âge communiquent lorsqu’ils ont le même jouet en main.

 

 

  1. Fantasmes et organisations perverses:
    • Face à certains contenus violentsèrisque de mise en place de fantasmes sado-masochistes pour gérer l’angoisse.

 

  1. Impact positif de l’exposition aux écrans: Ouverture sur le monde, reportages

 

  • L’enjeu c’est le temps de visionnage et la qualité des programmes.
  • Ne pas utiliser les jeux vidéo et télévision comme punition.

 

Question: Les jeux vidéos peuvent-ils être utilisés comme décharge pulsionnelle (pour se défouler)?

  • Oui, mais la décharge n’est pas l’intégration. Pour qu’une souffrance disparaisse il faut qu’elle soit intégrée et pas seulement déchargée. La décharge est une sorte de soin palliatif.

 

 

 

 

[1]Winterstein P., Jungwirth J. (2006), « MedienkonsumundPassivrauchenbeiVorschulkindern»,KinderundJugendarzt, 37, n° 4.

Invitation conference fss universite mundiapolis

Congrès de Psychosomatique. 23 mai 2015

 

« Aperçu du XVIII colloque international de psychosomatique  à Marrakech des 21-23 Mai 2015 »

Par Siona Zafrani

Le Professeur Sami Ali,  Professeur à l’université de Paris VII, Directeur scientifique du CIPS, introduit le colloque en donnant un résumé de sa pensée autour d’un concept nouveau en psychosomatique, la « psychosomatique relationnelle ».

Pour Sami Ali « tout est relation ». Il faut traiter le fait psychique comme un fait relationnel. La relation existe avant la naissance. Elle est une « transparence » que l’on peut lire dans l’espace, le corps, le rêve, l’affect et la langue maternelle. Il y a conflit quand il y a « impasse relationnelle ». Pour situer l ‘impasse relationnelle il faut comprendre le mode de fonctionnement du sujet lié à la fonction de l’imaginaire et la situation conflictuelle. La pathologie naît de la situation conflictuelle entre les deux. La résolution du conflit doit emprunter la voie de l’imaginaire, notamment par le rêve et ses équivalents fantasmes, création, écriture…pour rétablir l’unité entre l’âme et le corps. L’âme et le corps entrevus comme unité et non dualité.

Pour Sami Ali, il faut  « dissoudre » l’impasse relationnelle par l’imaginaire. Le rêve est une création, une projection et va jusqu’à dire qu’il est « biologique ». Le rêve et ses équivalents, jeux, création, affect, donnent corps à ce qui est de l’ordre de l’irreprésentable. Il y a pathologie somatique quand il y a assèchement des forces imaginatives du sujet. A ce niveau il parle de « pathologie de l’adaptation » où existe une subjectivité hors sujet (à rapprocher du faux self ou de ce que nous appelons dans notre jargon psy les « normosés »).

Pour étayer ce concept de « psychosomatique relationnelle » plusieurs intervenants ont apporté leur expérience clinique à travers plusieurs cas, comme par exemple :                   

- Chez l’adolescent où créativité et destructivité sont à l’œuvre pour accoucher du soi. L’agir interprété comme impasse relationnelle et refoulement de l’affect.

- Dans la relation mère-enfant, quand il y a phénomène d’inclusion réciproque avec problématique d’allergie, l’enfant par l’expression créative à travers les médias, trouve une possibilité de différenciation-séparation dans cet espace de transition.

- Dans le cadre de la pathologie auto-immune, il y a causalité entre maladie somatique et pathologie de l’adaptation par défaillance du processus de différenciation. Il y a mort du soi dans le non-soi.

Ainsi, dans cette approche nouvelle qu’est la psychosomatique relationnelle (différente de l’école de psychosomatique de P. MARTY), l’expérience esthétique vient en renfort de l’alliance thérapeutique.

 

Soigner l'allergie en psychosomatique

Soigner l'enfant psychosomatique

 

 

 

Rencontre avec Anne Marie Fontaine. 27 Mai 2015

Anne-Marie Fontaine est psychologue, formatrice auprès des professionnels de la petite enfance. Elle a d'abord travaillé au CNRS avec René Zazzo dans le cadre du laboratoire de psychobiologie de l'enfant, puis a été maître de conférences en psychologie de l'enfant à l'université Paris X.

Une agréable rencontre dans le cadre de son passage à Casablanca pour une conférence autour de l'impact de l'amenagement des espaces sur le developpement du tout petit.

Son livre: L'observation Professionnelle des Jeunes Enfants

Le texte de son intervention sera prochainement disponible pour les membres du Collectif

 

Figures de l'Exclusion. 24-25 Avril 2015

Argument.

Mais quel défi est renvoyé le clinicien lorsqu'il est sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonostiques, dépression... ? Comment travailler comme clinicien lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel se confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande, demande dont Lacan a montré qu'elle renvoie à ce qui est irréductible, à la satisfaction du besoin et du désir ?

Le Collectif au Colloque.

Lors du colloque « figures de l’exclusion », une belle rencontre a eu lieu. Thami Ayouch nous a apporté un beau témoignage de l’efficacité de la psychanalyse. Il a en effet critiqué, de façon très analytique la psychanalyse.

Remettre en cause un concept majeur que défendent « les pères » tout en étant un analyste fin et pertinent prouve le dynamisme que peut avoir cette discipline. Le meurtre du père nécessaire à l’émergence du sujet ; on peut dire que la métaphore paternelle a opéré dans la société contemporaine.

Amal Bouhmida

 

Les textes des interventions sont disponibles pour les membres du Collectif

  • Thamy Ayouch. Genres Mineurs, Exclusions Majeures.
  • Karim Jbeili. L'effet Tirésias

 

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